Savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va

En fouillant dans des vieilles photos, je suis tombée sur quelques bonnes perles, notamment de mes parents lorsqu’ils étaient plus jeunes. Alors sur le coup on en rigole, on se moque un peu (le look des années 80 à 2000 est … comment dire … ! ), puis on réalise surtout à quel point on est content d’avoir ces photos pour connaître un peu plus qui ont été nos parents. C’est souvent difficile de voir nos parents comme autre chose que nos parents; pourtant ils ont bien eu une vie avant nous. Je ne sais pas vous, mais moi dès que je peux obtenir une bribe de souvenir, que quelqu’un raconte une anecdote, je suis super excitée !

Je souhaite réellement savoir qui ils étaient, quelle(s) vie(s) ils ont eue(s), car après tout ils nous ont fait alors leur histoire est aussi un peu la nôtre. Cela va bien plus loin qu’une ressemblance physique (t’as les yeux de ton père, bla bla !) puisqu’on retrouve souvent des façons d’agir et de penser qui se reconnaissent sur diverses générations. Il paraîtrait que j’éternue aussi fort que mon arrière-grand-père, c’est pour dire :-D. Ici je parle des parents en particulier, mais cela est bien sûr valable pour toute la famille.

Ce dont on parle moins, c’est le patrimoine historique et émotionnel qui est également transmis aux enfants par leurs parents, qui eux même l’ont reçu de leurs parents, etc. Un trauma vécu par l’un des parents peut-il se transmettre à leur enfant ? Je peux affirmer que oui, au vu des nombreux cas intéressants que j’ai pu rencontrer lors de séances de Reiki.

Par exemple, il m’arrive souvent de trouver des blocages au niveau du bas ventre chez des personnes qui, après discussion, arrivent à savoir que leur maman a vécu un stress important durant sa grossesse, ou bien a eu une fausse couche ou un avortement avant eux.

On retrouve également un poids au niveau des poumons (organe en lien avec le deuil et la tristesse en médecine chinoise) chez des personnes qui n’ont pas vécu de deuil elle-même mais qui en revanche ont des parents qui ne se sont jamais vraiment remis d’un décès. Des études vont d’ailleurs dans ce sens également. [1]

Je suis pour le fait de se concentrer sur le futur et sur ce qui est positif dans sa vie, mais très souvent il est nécessaire de se libérer de choses du passé afin de pouvoir avancer en paix.

L’étude du transgénérationnel est fascinante et de nombreux chercheurs travaillent dessus à plusieurs niveaux. Ils se concentrent sur ce qu’on appelle « l’hérédité épigénétique » qui part du principe que notre environnement peut provoquer une modification de l’expression de nos gènes. Ces modifications sont transmissibles aux enfants et sont réversibles (ils peuvent donc la modifier), sans que cela n’ait d’impact sur la séquence d’ADN. D’autres études montrent que notre état de stress perturbe notre ADN et le fait vieillir de façon précoce. [1]

En gros, ce que vivent nos parents peut modifier une partie de qui ils sont, et cela peut se transmettre à leur enfant.

Je ne rentre pas plus dans les détails techniques, je vous ai mis un lien à la fin pour ceux que ça intéresse ! [2]

ADN

Voici quelques exemples d’études scientifiques en la matière :

  • Des chercheurs ont associé une odeur (ici la fleur de cerisier) à quelque chose de douloureux (stimuli physique) chez une population de souris. Ils se sont aperçus que leur descendance était alors plus sensible à cette odeur-là, la rejetait et la craignait. Il semblerait donc que les parents aient transmis à leurs petits une information afin que ces derniers se protègent d’un potentiel danger physique (l’odeur). [3]
    (N.B. Je suis contre les expérimentations animales ; il y a selon moi de nombreuses façons d’étudier cela chez les hommes sans avoir recours à la torture d’animaux sans défense… !)
  • Changements génétiques dus à des traumatismes : [4] [5]
    • La chercheuse Rachel Yehuda a fait de nombreuses découvertes à ce sujet. Par exemple, elle observe que les descendants de personnes juives ayant subis des traumatismes directs durant la période nazie présentent plus de risques de développer une dépression ou un syndrome de stress post-traumatique (SSPT). L’étude s’est concentrée sur une observation du gène associé à la régulation des hormones du stress, sur lequel on retrouve les même balises épigénétiques sur les survivants et leur descendance (a contrario des personnes juives n’ayant pas été directement impactées puisque vivant à l’étranger durant cette période).
    • Mme Yahuda s’est également aperçu que les femmes enceintes au moment de l’effondrement du World Trade center et souffrant de SSPT ont un taux d’hormone du stress (cortisol) faible, montrant un dérèglement du circuit physiologique classique. Un an plus tard, elle observe que les enfants de ces femmes présentent eux aussi un taux de cortisol bas. L’environnement stressant des femmes a donc modifié l’expression « normale » d’une hormone et cette modification a été transmise à leur descendance. De plus, il semblerait que ces modifications génétiques puissent se transmettre jusqu’à deux générations plus tard. [1]

Cela est bien sûr encore controversé car une majorité de scientifiques pense que les gènes de l’ADN sont les seuls à pouvoir transmettre des informations biologiques de façon transgénérationnelle. Les études à venir permettront sans doute de montrer davantage que notre façon de vivre et les traumas vécus se transmettent aux générations futures, comme c’est le cas des études que j’ai citées précédemment.

Ce sujet est vraiment passionnant et ses applications multiples. J’espère que cet article vous aura donné envie d’en savoir plus et surtout vous aura peut-être fait réfléchir aux choses que vous portez en vous qui ne vous appartiennent peut-être pas totalement.

Ne serait-il pas temps de vous en libérer ?!

Très belle journée !

Doriane

Sources:

[1] https://www.conscience-et-eveil-spirituel.com//humeurs-modifient-notre-adn.html 
[2] https://www.inserm.fr/thematiques/genetique-genomique-et-bioinformatique/dossiers-d-information/epigenetique  
[3] https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/biologie-cellulaire/la-memoire-du-danger-transmise-a-la-descendance-chez-les-souris_26649
[4] https://www.i24news.tv/fr/actu/international/82960-150822-le-traumatisme-de-la-shoah-serait-transgenerationnel-etude-genetique
[5] http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/06/23/la-shoah-un-traumatismehereditaire_4443865_1650684.html

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